L’île de Chios

Publié le par rose gallery

Jeudi dernier, je vous parlais du ktipiti, comme une mise en bouche en quelque sorte, car je viens d’aller faire un petit aller-retour rapide en Grèce, sur l’île de Chios. C’est un petit caillou situé en mer Egée, juste en face de la Turquie. On en voit les côtes d’ailleurs, aux silhouettes montagneuses. Alors, pourquoi ce court voyage dans une île relativement peu connue, si ce n’est des touristes grecs ? Pour aller observer de plus près une coutume ancestrale, antique même. Sur Chios pousse en effet une variété très particulière de pistachier lentisque. Cet arbre habitué du pourtour méditerranéen, développe sur cette île une résine aux mille et une vertus, appelée mastika, que les habitants récoltent depuis toujours. Je m’attendais à voir l’écorce des arbres grossièrement incisée, laissant couler des flots de liquides poisseux. Point guère ! Les paysans pratiquent effectivement de toutes petites incisions dans l’écorce au début de l’été, et ils récoltent en fin d’été de minuscules perles de résine transparentes, soit directement sur l’arbre, soit tombées à terre. Un travail de fourmi, quand on sait qu’un arbre produit au maximum 200 g de cette résine précieuse (et je pèse mes mots, le coût d’achat du mastika pur en boutique varie entre 150 et 200 euros le kilo…). Alors, ce mastika, on le mâche, comme un chewing-gum, son goût est très spécifique, un brin citronné et épicé ; on le distille, pour un faire une liqueur sucrée (qui se déguste très facilement en fin de repas !) ; on le réduit en poudre pour l’intégrer à des dizaines de préparations culinaires, et enfin, l’industrie pharmaco-cosmétique l’utilise à tout va. Et les études scientifiques au sujet du mastika se multipliant, il se pourrait bien que ce produit intégralement naturel fasse de plus en plus parler de lui. Par ailleurs, pour les visiteurs accros des îles grecques, Chios est une île à voir, assez préservée, au charme rural et aux petites criques aux eaux turquoises…

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frederric De Moor-Menardi 05/04/2010 18:19



en cherchant des informations sur le mastic(que j'utilise dans la preparation de mes vernis,etant luthier)me voici survolant vos bien belles pages,legeres et tourbillonnantes comme un vin
d'anjou.De mon cote,j'ai enterre le bonhomme hivernal au pomerol,et je m'accorde avec vous pour celebrer la lumiere diaphane du printemps avec des saveurs culinaires plus fraiches et
insouciantes   bonnes itinerances a vous,je crois que vous m'avez decide a aller me perdre un peu vers de biens beaux camaieux de bleu   amities    frederic de
moor-menardi